A la plage du bout du monde, je brûle mes habits de pèlerin

Mes habits de pèlerin brûlent au couchant

Mes habits de pèlerin brûlent au couchant

En descendant le samedi matin du « Mont de la Joie » (ou j’avais passé la dernière nuit devant Santiago dans l’énorme auberge de pèlerins – 600 places!-) je ne suis que passé que brièvement par la cathédrale (schématiquement: entrée par l’Est, Messe des Pèlerins à 12.00, et sortie par l’Ouest), et ai continué plus loin vers Fisterra, où je suis arrivé 3 jours plus tard, trop tard le soir, m’étant un peu perdu, si bien que je n’ai eu que le temps de courir vers la plage de l’Ouest avec mes habits de pèlerin et 1/2 litre d’alcool à 96 º… Petit feu de joie à la tombée e la nuit et retour dodo…
Que les écolos se rassurent quant à la pureté de l’atmosphère de l‘Océan Atlantique : je n’ai pas brûlé les chaussettes, mais seulement le pantalon gris (qui m’est maintenant 3 tailles trop large à la ceinture, car j’ai perdu mon ventre) et la chemise orange à manches longues…
Le lendemain encore 30 km à pied vers le nord de la péninsule -Muxià– où le Sanctuaire de la Vierge au Bâteau clôt le pèlérinage de Saint-Jacques…Sur les photos de cette ultime journée de marche, vous me voyez pour la première fois du pèlérinage les bras et les jambes nus (chance : le temps était couvert ; néanmoins j’ai pris un petit coup de soleil sur les pieds qui n’étaient pas crèmés). Comme il avait plu vraiment très fort le matin, certains passages (chemin inondé, rivière en crue) m’ont forcé à mettre les sandales. A la plage en milieu de journée, c’était volontaire et le mieux adapté..!
A Muxià, où selon la légende la Vierge (La Señora de la Barca) est arrivée de l’océan sur un bâteau de pierre, je n’ai pas essayé de déplacer les rochers du littoral (les restes du bâteau de la Vierge) avec un doigt, si bien que je ne sais toujours pas si je suis pur de péchés mortels…
Rentré le mercredi après-midi en bus et pris une chambre pour 6 nuits juste à coté de la cathédrale, pour revenir lentement au monde réel et profiter de Santiago de Compostela
Pascal

Marche, Jacquet, marche ! (1)

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L’esprit de la Galice

On assiste aussi depuis quelques années à un retour de la musique traditionnelle galicienne, et notamment la gaita galega (cornemuse galicienne). Le renouveau de la culture galicienne, en particulier en musique, se cherche, entre autres, à travers la communauté de ce que l’on appelle aujourd’hui « les pays celtes », les Asturies, l’Écosse, l’Irlande et la Bretagne.

Carlos Núñez . D’une famille de musiciens, il commence dès huit ans l’apprentissage de la flûte, suivie de la gaïta deux ans plus tard. Il suit le conservatoire, où il apprend la musique classique. À treize ans, il se produit au Festival interceltique de Lorient. Il remporte dès sa première participation le trophée Macallan, qu’il remportera également les deux années suivantes.

Père et Fils sur le Chemin de Saint-Jacques

J’ ai rattrapé ces deux Suisses-Allemands sur le chemin en entrant dans les Asturies :

David (12 ans) marche avec son père Norbert vers Compostelle. Il y arrivera, car il a la confiance : en lui-même, en son Père, en le chemin…

Ensemble, ils réussissent l’impossible… Il est vrai que pour un petit garçon blond intelligent et mignon, tous les coeurs et toutes les portes s’ouvrent. Il y a toujours une place pour eux, même dans un gîte ou une auberge déjà complète…

Ils ont un minimum de bagages : une seule paire de sandales mais deux paires de chaussettes.. ! Mais déjà beaucoup d’expérience. Norbert a accompli le Camino Frances l’année dernière et sait ce qu’il -et ce que son fils- peut faire. Le papa est en général plus fatigué que son fiston à la fin d’une étape…

Ils sont devenus mes copains de chemin.

Ils sont de Bâle dans le « Dreiländereck » et David est à l’école en France à Saint-Louis et parle Français sans accent comme les gosses de chez nous…

Ensemble nous avons beaucoup ri…

Bonjour les Asturies !

A Santillana del Mar le 14 Août, il ne me restait plus que 500 KM pour arriver à Saint-Jacques de Compostelle !

J’ai quitté la Cantabrie (dont le slogan tourististique « Cantabrie infinie » me faisait redouter une longue traversée) pour entrer dans les Asturies (Capitale Gijon, ou je me trouve aujourd’hui)

Je me revois en Bretagne : les hortensias et les mouettes sont là et il pleut presque chaque jour. Les étapes de marche par temps couvert sont très agréables, et les gens boivent du cidre en masse !

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Essai de diaporama

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Bon c’est juste un essai. C’est plutôt simple à faire (10/20 minutes).
A toi Pascal de nous préparer une soirée diapo sur un thème de ton choix !

Patrick

PS : Mode d’emploi Lire la suite

Une croix basque

Le lauburu ou croix basque est une svastika formée par quatre virgules, chaque virgule étant constituée de trois demi-cercles (un premier haut de demi-cercle suivi d’un bas de demi-cercle, plus un deuxième bas de demi-cercle, deux fois plus grand, au bas des deux autres et les reliant).
En basque, lau signifie quatre et buru tête.

Ce symbole mythologique pré-indo-européen, largement diffusé par les civilisations antiques depuis le néolithique, pourrait indiquer le mouvement du temps (année décomposée en quatre saisons), ou aussi les quatre élements de la vie (l’eau, la terre, le feu et l’air). Lire la suite