Du 22 aout au 4 Septembre 2009, je serai au service des pèlerins en tant qu´hospitalier bénevole au Couvent de Malet à Saint-Come-d´Olt (sur le Chemin du Puy, juste après le passage de l´Aubrac, en descendant dans la vallée du Lot).
Aujourd’hui le mardi 16 septembre 2008, je rentre à la maison.
avion
Temps de vol Santiago-Francfort : 2 H 1/4
Temps de marche Vézélay-Santiago : 80 jours
C’est paradoxallement plus facile de rentrer à pied qu´en avion : il suffit de continuer à marcher, comme chaque jour depuis 80 jours (1800 km à pied). Prendre l’avion, c’est quitter le Camino et revenir dans le monde réel. Et ce n’est pas si facile…
Ce blog était un blog de marche. Je remercie mes lecteurs et toutes les personnes qui m´ont suivi et encouragé sur le chemin.
Vous pouvez me contacter directement si vous le souhaitez (toutes les coordonnées sont sur mon blog et mes homepages). Je serai heureux de vous répondre…
Lors de la partie française de ma pérégrination, j’ai souvent entendu le mot « Ultreïa« .
En Espagne : les pèlerins se saluent par « Holà » (Bonjour) et se quittent avec « Buen Camino » (Bon Chemin).
Un exemple (vécu) de l’usage courant en France du mot « Ultreïa » :
Nous sommes dans la France Profonde, un dimanche sur le moment de midi. Un jacquet passe sur le chemin devant une maison… Sur la pelouse dans le jardin, une joyeuse troupe est attablée et mange les merguez et côtelettes que grillent le barbecue…
Il se trouve toujours une personne dans la troupe des convives (ou tous saluent en coeur) pour encourager le jacquet avec un « Ultreïa! » crié au dessus de la clôture bien fermée.
Il est mîdi, le Jacquet a peut-être faim comme tout autre à cette heure…
Quand en Afrique Noire (c’est ce que j’ai vu au Mali), vous passez près de gens en train de manger, tous autour de la gamelle, le salut qu’ils vous donnent (même sans vous connaître) est :
« viens manger ! « .
De là j’en ai donc déduit la signification cachée du mot « Ultreïa » (;-) :
Ultreïa veut donc dire quelque chose comme : « va plus loin » (« …et surtout ne t’arrêtes pas..! »), ou plus vulgairement « Tires-toi, ton truc c’est Compostelle, vas-y, t’y es pas encore ..!«
En entrant par la façade principale (Place de l’Obradoiro)
le Pilier central du Portique de la Gloire
le pèlerin pose les doigts de sa main droite dans chacun des emplacements laissés sur la colonne centrale du Portique de la Gloire. Lors de mon passage, le Portique de la Gloire était en réfection et des échafaudages m’interdisaient l’accès au trumeau, si bien que je n’ai pas pu accomplir ce rite…
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L’accolade à la statue de l’apôtre : une statue de Saint-Jacques, richement ornée, surplombe le maître-autel et est accessible par l’arrière. Le pèlerin fait une accolade à l’image du Saint (l’effusion se doit de rester brève, car le visiteur suivant attend derrière vous…)
En descendant le samedi matin du « Mont de la Joie » (ou j’avais passé la dernière nuit devant Santiago dans l’énorme auberge de pèlerins – 600 places!-) je ne suis que passé que brièvement par la cathédrale (schématiquement: entrée par l’Est, Messe des Pèlerins à 12.00, et sortie par l’Ouest), et ai continué plus loin vers Fisterra, où je suis arrivé 3 jours plus tard, trop tard le soir, m’étant un peu perdu, si bien que je n’ai eu que le temps de courir vers la plage de l’Ouest avec mes habits de pèlerin et 1/2 litre d’alcool à 96 º… Petit feu de joie à la tombée e la nuit et retour dodo…
Que les écolos se rassurent quant à la pureté de l’atmosphère de l‘Océan Atlantique : je n’ai pas brûlé les chaussettes, mais seulement le pantalon gris (qui m’est maintenant 3 tailles trop large à la ceinture, car j’ai perdu mon ventre) et la chemise orange à manches longues…
Le lendemain encore 30 km à pied vers le nord de la péninsule -Muxià- où le Sanctuaire de la Vierge au Bâteau clôt le pèlérinage de Saint-Jacques…Sur les photos de cette ultime journéede marche, vous me voyez pour la première fois du pèlérinage les bras et les jambes nus (chance : le temps était couvert ; néanmoins j’ai pris un petit coup de soleil sur les pieds qui n’étaient pas crèmés). Comme il avait plu vraiment très fort le matin, certains passages (chemin inondé, rivière en crue) m’ont forcé à mettre les sandales. A la plage en milieu de journée, c’était volontaire et le mieux adapté..!
A Muxià, où selon la légende la Vierge (La Señora de la Barca) est arrivée de l’océan sur un bâteau de pierre, je n’ai pas essayé de déplacer les rochers du littoral (les restes du bâteau de la Vierge) avec un doigt, si bien que je ne sais toujours pas si je suis pur de péchés mortels…
Rentré le mercredi après-midi en bus et pris une chambre pour 6 nuits juste à coté de la cathédrale, pour revenir lentement au monde réel et profiter de Santiago de Compostela…
Pascal
Toutes nos félicitations pour ce que nous considerons comme un exploit. Nous esperons que tu as trouvé ce que tu cherchais sur la route de Compostelle, ou pour le moins un commencement de réponse… Si l’envie te prends de passer nous voir sur le chemin du retour, n’hésite surout pas.
Le Samedi 6 Septembre au matin, après une étape au Mont de la Joie, j’ai atteint Santiago.
Après la messe des pèlerins, je repars vers le cap Finistêre et le sanctuaire de Muxia.
Dans 3/4 jours je serai de retour à Santiago et donnerai plus de nouvelles…après avoir brûlé mes habits de pèlerin au bord de l’océan -au bout du vieux monde…
On assiste aussi depuis quelques années à un retour de la musique traditionnelle galicienne, et notamment la gaita galega (cornemuse galicienne). Le renouveau de la culture galicienne, en particulier en musique, se cherche, entre autres, à travers la communauté de ce que l’on appelle aujourd’hui « les pays celtes », les Asturies, l’Écosse, l’Irlande et la Bretagne.
Carlos Núñez. D’une famille de musiciens, il commence dès huit ans l’apprentissage de la flûte, suivie de la gaïta deux ans plus tard. Il suit le conservatoire, où il apprend la musique classique. À treize ans, il se produit au Festival interceltique de Lorient. Il remporte dès sa première participation le trophée Macallan, qu’il remportera également les deux années suivantes.